L'écho des morts
Résumé
Joakim et sa femme Katrine ont décidé de quitter Stockholm pour s’installer dans une vieille ferme sur l’île d’Öland.
Après la noyade accidentelle de Katrine, Joakim sombre dans une profonde dépression. En faisant des travaux dans la maison, il tombe sur des inscriptions mystérieuses. Il apprend alors que dans le passé, les habitants de la ferme ont souvent été victimes d’accidents mortels. Les vieilles et inquiétantes légendes d’Öland refont surface et Joakim se prend à imaginer qu’à l’instar d’autres esprits, Katrine pourrait revenir.
Le suspense s’épaissit. D’étranges cambriolages en série surviennent sur l’île. La jeune policière Tilda Davidsson qui mène l’enquête a bien du mal à dénouer tous ces fils qui s’entrecroisent, créant une tension dramatique extraordinaire.
Impressions
Ayant adoré le précédent roman de l’auteur, « L’heure trouble », j’ai réitéré l’expérience avec ce second roman, « L’écho des morts » (qui n’est pas du tout la suite, je le précise).
La première remarque que je me suis faite a concerné l’ambiance. J’ai en effet retrouvé cette atmosphère qui m’avait conquise lors du précédent livre. L’auteur a une plume particulière, qui entraine le lecteur dans les confins de la Suède enneigée et hostile. Ambiance feutrée et confortable, faite de destins croisés où tout se joue dans l’ombre. N’étant pas du tout adepte de la littérature nordique, Johan Theorin me réconcilie avec le genre. Les paysages décrits sont d’une précision telle que j’avais presque le tableau sous mes yeux. La beauté est cachée dans les mots, dans les descriptions. On sent que l’auteur aime son pays et ses traditions, qu’il nous fait découvrir à chaque page.
Pour les adeptes des thrillers haletants, je ne recommanderais pas ce livre. L’intrigue se déroule tout en douceur, et je pense que ce n’est pas le centre du livre. Pour moi, la magie a opéré grâce au style fluide et à cet univers beau et hostile. La résolution de l’enquête n’est passée qu’au second plan, noyée entre les maisons de bois et la mer déchainée. J’ai beaucoup aimé les personnages, de Joackim à Livia en passant par la policière Tilda. Déchirés par des secrets de famille, ils sont touchants par leur humanité et leurs défauts. Tilda sort avec un homme marié, Joackim perd sa femme … la psychologie est le point fort de ce récit, composé de chapitres alternant le passé et le présent. J’insiste sur le fait que ce n’est pas un thriller normal, avec un suspens palpitant. Ce serait plutôt la découverte d’une région, de personnages banals mais attachants.
J’ai adoré ce roman, et je le recommande à ceux qui veulent faire une belle balade pleine de mystères et de froid en Suède. Les noms ne sont pas difficiles à retenir, les personnages ne sont pas légion, le fil de l’histoire est mis en place tout doucement et on comprend à la fin de quoi il s’agit. Un conseil, laissez-vous guider en douceur par ce roman particulier, sans vous poser de questions, et vous passerez un très bon moment de lecture.
Deux fois n'est pas coutume
Résumé
Stéphanie Plum est chasseuse de primes. Sa spécialité : ramener les libérés sous caution récalcitrants au tribunal. Un job sans grande surprise, sauf quand il s'agit de mettre la main sur Kenny Mancusso. Un vrai coriace, trempé dans une affaire de trafic d'armes, qui passe son temps à découper des cadavres et à envoyer les morceaux à Stéphanie. Sans compter les cercueils disparus d'une entreprise de pompes funèbres... Un vrai casse-tête. Évidemment, tout irait mieux si Morelli, flic et pot de colle, n'était pas toujours pendu à ses basques. Heureusement, Stéphanie a une grand-mère qui s'y connaît en flingues et en salons funéraires.
Impressions
Retour des aventures de Stéphanie Plum, avec un deuxième opus tout aussi hilarant et addictif. Je l’ai même trouvé meilleur que le premier tome. Notre héroïne préférée est toujours aussi fraiche, pétillante et gaffeuse. On retrouve également Morelli, désabusé par ses gaffes, efficace dans son enquête mais parfois un peu agaçant par son côté moralisateur. Il n’en reste pas moins que ce duo est génial et apporte une touche de « romantisme non déclaré » … nos deux tourtereaux jouent au chat et à la souris, et la question se pose : qui succombera le premier ?
Mais la vraie révélation de ce livre est Mamie Mazur, mon personnage préféré (oui, avant même Stéphanie). Grand-mère totalement timbrée, déjantée, tarée, bref tout ce que vous trouvez en « ée ». Ses interventions dans le livre m’ont fait hurler de rire, et j’ai beaucoup aimé son implication dans l’enquête. Une mamie flingueuse comme on en trouve rarement, attachante et drôle, c’est mon petit coup de cœur de cette série. Espérons qu’elle dure encore un moment (la mamie, pas la série).
Ajoutons à cela une intrigue bien ficelée, faite de cercueils, de morts mystérieux et d’énigmes. Le style est facile à lire, pas de tournures compliquées ou de passages incohérents. Pas de temps morts non plus, je pense que c’est ma série coup de cœur de 2012 ! Petit souci en revanche, le tome 3 est introuvable à prix raisonnable (en occasion, il est vendu 30 euros !) … vivement qu’ils le rééditent !!
Extrait de Mamie Mazur (p71) :
« - Joli morceau ! s’exclama ma grand-mère. C’est quoi ? Un .45 ?
- Un 9 mm
- Je suppose que vous n’accepteriez pas de me le prêter, dit-elle. J’aimerais bien savoir ce que ça fait que de tenir un pareil revolver en main.
- NON ! crie-t-on d’une seule voix.
- J’ai tiré sans le vouloir sur un poulet pendant qu’on était à table, expliqua ma grand-mère à Morelli. C’était un accident.
- Et vous l’avez touché où ? lui demanda Morelli.
- En plein dans le croupion, lui répondit ma grand-mère. Pas de quartier ! »
Nightworld T1
Résumé
Le Night World ne se limite pas à un endroit précis. Il nous entoure. Ses lois sont très claires : sous aucun prétexte son existence ne doit être révélée à qui que ce soit d'extérieur. Et ses membres ne doivent pas tomber amoureux d'un individu de la race humaine. Sous peine de conséquences terrifiantes. Découvrez ce qui arrive à ceux qui enfreignent les règles...
Il n'y a plus aucun espoir pour Poppy : sa maladie est incurable. Elle se prépare donc au pire. Jusqu'à ce que James, le plus beau garçon du lycée qu'elle aime en secret, lui fasse le plus fabuleux des cadeaux : un baiser vertigineux qui lui donne accès à son âme. Elle apprend ainsi que James partage ses sentiments depuis toujours, mais fait partie du Night World.
Bravant les interdits de son monde, le jeune homme propose à Poppy de le suivre jusqu'à la mort, et même au-delà. Mais il lui faudrait pour cela devenir un vampire...
Impressions
Reçu lors du Swap Anniversaire, je remercie Liliba de m’avoir envoyé ce premier tome d’une série que j’avais envie de découvrir. Ca m'a permis de me faire ma propre idée.
Nightworld a été une lecture sans prise de tête. Parfaite pour un dimanche pluvieux au fin fond de ma Normandie. Le style est fluide, le récit se lit d’une traite et les personnages sont peu nombreux. Poppy (je trouve quand même ce nom ridicule, désolée) est l’archétype de l’héroïne à qui tout arrive sans qu’elle le demande : une maladie incurable, la découverte d’un monde étrange et sans foi ni loi, son meilleur ami se révèle être un vampire … la pauvre Poppy ne sais plus où donner de la tête. James, le vampire, est un personnage assez sympathique, qui prend le rôle de protecteur. Il ne s’affole jamais, est sûr de lui, retourne la situation à son avantage et parait même un peu blasé. Le cliché, quoi. Mais j’ai eu un attachement spécial pour Phil, le frère de Poppy. Humain, à côté de la plaque, il se révèle être un personnage au potentiel énorme. N’hésitant pas à menacer un vampire pour sauver sa sœur, à en venir aux mains avec James, il a eu toute ma sympathie par son côté intello et courageux.
Cependant, ce livre est très loin du coup de cœur. 282 pages, c’est très court pour un livre grand format. L’intrigue est vraiment trop banale, le résumé annonce tout, le récit manque cruellement de profondeur, et on est loin des rebondissements surprenants. Hormis Poppy, James et Phil, les autres personnages sont d’un vide déprimant, sans aucune personnalité. Je n’ai rien ressenti, pas d’attachement hormis pour Phil), pas d’émotion pour James et Poppy, pas de petit battement de cœur au moment d’un soit disant affrontement … j’ai lu, point. Je me suis quand même demandé si la volonté de l’auteur était de poser les personnages principaux pour faire un second tome plus palpitant. Mais en regardant le résumé du 2eme opus, déception ! Exit Poppy, James et Phil (bouhouhou) et bienvenue aux personnages qu’on a croisé à peine 3 secondes dans le livre. Bref, une histoire survolée, des clichés à la pelle, l’impression de lire un livre réservé aux 8-12 ans. Voilà une série que je ne continuerais pas.
Les contes de la lune
Résumé
Vue de la terre, la lune, par sa rondeur et sa bonhomie incite à toutes les rêveries… Inaccessible et pourtant si proche, elle peuple l’imaginaire des hommes pressés de la conquérir, et enflamme le monde depuis la nuit des temps avec son lot de légendes et de mystères.
Dans Les contes de la lune, les enfants sont transportés dans des univers très différents, au gré de récits qui ont tous la lune comme déclencheur de situations insolites : que ses rayons éclairent l’aigle blessé, la princesse désespérée, les souris affamées, le boxeur conquérant, le vieux chat jaloux, l’ourson espiègle ou les deux enfants perdus en forêt, elle les pousse à faire de petites bêtises ou de grandes choses !
Impressions
Envoyé très gentiment par l’auteur, que je remercie beaucoup de cette découverte, les contes de la lune s’adresse à tout le monde, petits ou grands.
Ca faisait très longtemps que je n’avais pas lu de contes. Ce genre, que j’adorais étant enfant, s’est éloigné de moi une fois devenue adulte. Mais je m’y suis replongée avec énormément de plaisir, grâce à Elisabeth Delaigle qui a permis ce retour aux sources. Ces sept petits contes, tous plus poétiques les uns que les autres, m’ont enchanté. Avec un style fluide et imagé, les enfants comme les adultes découvrent une des reines des contes, la lune. Tour à tour complice, magicienne ou ensorcelante, elle accompagne les personnages et les pare d’un halo de mystère fascinant. L’ambiance est feutrée, parfois surprenante, humoristique, les personnages tous plus différents les uns des autres, mais partageant cette volonté de donner un message (d’amour avec Paco l’aigle, d’espoir avec la princesse etc). Les petits dessins qui accompagnent les textes et l'espièglerie qu'il se dégage de la lecture vont amuser les enfants et apportent une touche magnifique à l’ensemble.
Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre, pour son atmosphère et pour les souvenirs d’enfance qu’il a fait remonter. Je me suis revue assise dans la bibliothèque parentale, avec mes livres de contes et de mythologie sur les genoux, relisant vingt fois la même histoire parce qu’elle était belle, tout simplement. Les histoires sont détachées les unes des autres, nous plongent à chaque fois dans un univers différent. C’est un excellent moment de lecture à passer en famille, et je garde ce livre bien au chaud pour le jour où je fonderais la mienne.
Merci encore à l’auteur pour cette très belle découverte !
A la folie
Résumé
Armée d'une bonne dose d'insolence et avec l'impertinence de ses vingt ans, Joanna force la porte d'un prestigieux groupe de presse et, grâce à son audace, se fait embaucher par la directrice d'un célèbre magazine féminin.
Alors que sa destinée semble s'améliorer, son passé trouble la rattrape sous la forme d'un journal intime dont elle hérite d'une parfaite inconnue. Ce cahier va placer sur son chemin Pascal Langle, un propriétaire de théâtre rongé par la tristesse. Lui aussi reçoit un des onze cahiers de sa compagne décédée dans ses bras il y a dix ans. A leur insu, un manipulateur usé par la folle dirige dans l'ombre un odieux projet.
Impressions
Livre gentiment proposé par l’auteur, j’avais hâte de me faire ma propre opinion de ce récit dont les avis fleurissent sur la toile.
Sortant d’un roman de chick litt, j’ai tout d’abord trouvé le récit d’ « A la folie » déroutant. Marqué par une écriture sèche, nerveuse, les mots s’enchainent rapidement, l’ambiance est au stress et à l’angoisse. Je me suis rapidement prise au jeu de l’énigme des onze carnets, très bien trouvée au demeurant, qui arrive à tenir le lecteur en haleine. La mécanique bien huilée de l’intrigue nous pousse dans des retranchements intéressants de violence et de suspens, l’atmosphère est sombre, les personnages attachants et bien travaillés, tant au point de vue de la personnalité que de la psychologie. Joanna m'a amusé par son dynamisme et par son culot, Pacal m'a touché par ce puit noir au fond de lui, ce manque qui le ronge. Au fil des pages, les destins se croisent, les indices se dévoilent petit à petit, comme un jeu de caillou, ce qui asticote le lecteur et l’incite à chercher de lui-même la réponse à l’énigme. Tour à tour, les sentiments se mêlent aux mots pour donner plus d’ampleur au récit : rongé par le chagrin, Pascal oscille entre déprime et espoir ; Joanna, intrépide et débrouillarde, se retrouve plongée des années en arrière. Le lecteur fait connaissance avec eux, évolue dans leur dos et partage leur aventure avec facilité. C’est un bon polar qui a atterrit entre mes mains, et malgré une fin un peu facile, j’ai passé un bon moment de lecture. A lire surtout pour cette ambiance et cette plume particulière !
Un grand merci à Pascal Marmet pour son envoi et cette découverte !
La prime
Résumé
Adieu froufrous, adieu dentelles.
La lingerie, c'est fini. Stéphanie Plum, trente ans, n'a plus de boulot. Sa télé est au clou, son frigo est vide et elle se désespère. Heureusement, il y a son cousin Vinnie ! Il dirige une agence de cautionnement et cherche un chasseur de primes... Elle décroche le job et se retrouve sur les traces de Joe Morelli, un flic accusé de meurtre. Un malin, un dur, un séducteur... D'ailleurs, ce ne serait pas le même Joe Morelli qui l'a séduite et abandonnée lorsqu'elle avait seize ans ? Une raison de plus pour le retrouver ! " Stépahnie Plum a de l'humour, de la spontanéité, du bagou, de la rancune.
Du charme, quoi !
Impression
Sorti de ma PAL parce que j’avais envie d’une lecture délassante, ce livre s’est révélé parfaitement à la hauteur. Mélange de chick litt et de policier, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Stéphanie Plum.
Stéphanie Plum est une héroïne rigolote, un peu à la ramasse. A cours d’argent, elle va en désespoir de cause devenir chasseuse de prime. Mais quand on ne sait pas manier un revolver et encore moins être discrète, on s’attire beaucoup d’ennuis. Stéphanie va donc se retrouver aux mains d’un boxer psychopathe et violeur, d’un fugitif craquant, d’un manager faible, un retraité exhibitionniste et de prostituées débordant de chair. Autant annoncer tout de suite, une bonne partie de rigolade attend le lecteur. Stéphanie est enjouée, naïve et possède une verve utile dans toutes les situations. Flanquée de son hamster Rex, elle vit comme elle peut, entre le dîner chez ses parents, la mamie Masure qui tire dans la table et les voisins qui espionnent tout. Pour ma part, je l’ai trouvée attachante et sensée. J’ai adoré également la mamie Mazure, déjantée et à côté de la plaque, qui tire une balle dans le poulet rôti en plein repas. Morelli m’a plu par son côté rebelle et protecteur, en revanche, Benito m’a flanqué la trouille … ce mec est totalement psychopathe ! Ajoutez à cette clique un style fluide, une intrigue bien ficelée et des dialogues hilarants, et vous avez un livre explosif entre les mains. A conseiller les jours de pluie, pour se payer une bonne tranche de rigolade. En ce qui me concerne, j’ai adhéré à cette série, et j’ai déjà le tome 2 dans ma PAL. Stéphanie et moi n’avons pas fini de nous rencontrer !
Devil's Kiss
Résumé
À quinze ans, Billie est loin d'être une adolescente comme les autres, et encore moins une bonne élève. Elle s'endort en classe, sèche les cours, oublie ses devoirs. Elle a des airs de garçon manqué, avec ses cernes, ses bleus, ses cicatrices. Des amis, elle n'en a quasiment pas. Billie est chevalier de l'ordre des Templiers. Sa mission : tuer les démons et les anges déchus. Alors, quand elle rencontre le charmant Mike, son désir de liberté se réveille... Mais elle devra faire un sacrifice qu'aucun autre Templier n'a accompli avant elle....
Impressions
Livre aperçu à la Fnac et j’ai aussitôt craqué. La couverture est magnifique, le résumé pas mal, alors hop, une nouvelle façon d’appréhender la littérature YA. Et aucun regret, car c’est une lecture très agréable qui a rejoint ma bibliothèque !
Doté d’une ambiance sombre et mystérieuse, « Devil’ Kiss » s’inscrit dans la lignée des romans mêlant histoire et fantastique. Histoire pour cette aventure sur fond de templiers, cet ordre religieux que j’affectionne particulièrement, et qui a été traité avec talent par l’auteur. Sans tomber dans les descriptions interminables ou les détails inutiles, les faits énoncés sont justes et donnent au livre une atmosphère particulière. Pour le côté fantastique, mêler démons, archanges et déchus sans faire du « déjà vu » était risqué, mais parfaitement maîtrisé.
Les deux se rejoignent pour former un récit très sympathique, où nous faisons la connaissance de Billie, apprentie templière qui vit en communauté avec les neuf survivants de l’ordre (dont son père). Attachante, cette jeune fille m’a parfois un peu agacé par sa naïveté. Elle est totalement dévouée à son père, ressentant pour lui un mélange de haine et d’amour, qui parfois a été un peu lourd à lire. Le « Je t’aime moi non plus » est très bien pensé, mais j’ai trouvé que Billie était un peu trop bonne poire par moment (« Tu m’as toujours menti, bon, je boude deux minutes et après je t’obéis »). Un point qui a entrainé ce constat a été ma totale antipathie pour Arthur, le père de Billie. Cet homme est morne, affublé d’un passé qu’on veut tragique, cependant il n’attire aucune sympathie. Tout n’est que mensonge, et même lorsque j’ai connu la raison de ses actes, je n’ai rien éprouvé. Vraiment, un personnage à effacer de ma mémoire. Autour d’eux vont graviter des personnages plus ou moins importants : Kay, l’oracle et meilleur ami de Billie, que j’ai adoré ; Mike, retors et mystérieux, un vrai concentré d’énigmes à lui tout seul (même si on comprend très vite de quoi il retourne) ; les templiers, pas forcément sympathiques, mais pas détestables non plus.
Reste à garder à l’esprit que cette saga est très axée Youg Adult, et ce la se ressent dans le style. On saute parfois du coq à l’âne, c’est assez déstabilisant de voir les raccourcis utilisés (ou alors c’est un défaut de mise en page), le vocabulaire est assez simple, l’intrigue facilement détectable et certaines scènes se sentent à dix kilomètres à la ronde. Mais c’est aussi le jeu, on ne va pas demander que chaque livre soit extrêmement complexe, et pour ma part, j’ai aimé lire sans me prendre la tête, sans retourner dix pages en arrière parce que j’avais loupé un explication. Le lecteur peut se laisser guider sans problème par l’action, c’est un atout non négligeable qu’il faut préciser ! J’ai aussi énormément aimé l’ambiance un peu pesante, le rythme du récit (on ne s’ennuie pas une seconde), certains passages où on ne s’attend absolument pas à ce qu’il se passe, et cette volonté de mêler histoire et fantastique. Les dix plaies, les templiers, la démonologie, tous ces rites, cette mystification imbriquée dans une histoire pour ados fait de ce livre un très bon moment de lecture, que je conseille à tous ceux qui aiment la littérature YA.
Gataca
Résumé
L' Évolution est une exception. La règle, c est l Extinction.
Une jeune scientifique spécialiste de l évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont... gauchers.
Enfin, la découverte d une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA...
Impression
Quand je rédige un billet sur un Franck Thilliez, j’ai toujours l’impression de me répéter. Mais tant pis. Car ce livre est totalement fabuleux.
Dans la lignée du Syndrome E, Franck Thilliez explore le génome humain toujours plus profondément, avec mon couple de flics préféré : Lucie et Sharko. Cette fois, le malheur va toucher Lucie, et elle va avoir beaucoup de mal à s’en remettre. Indéniablement, ce personnage est fascinant, par son évolution au fil des romans. Flic équilibrée et respectueuse au début, elle est devenue petit à petit comme Sharko : désabusée, en proie à un passé cauchemardesque (cf Le Syndrome E), elle devient l’alter ego de Sharko, ce qui amène une atmosphère très particulière au récit. Là où elle était la lumière du récit les autres fois, elle devient elle-même une enquêtrice de l’ombre, bourrée de démons. J’ai eu beaucoup d’affection pour elle, pour son côté fonceur et sa rage de vivre, sa fragilité accrue par un drame affreux, sa rédemption par le sang et la recherche des criminels.
Rage de vivre partagée par Sharko, qui n’est pas épargné non plus. Accusé de meurtre, lâché par ses collègues et devenue la bête noire du 36, Sharko nage dans des eaux sombres qu’il n’a jamais vraiment quittées. Toujours à vif, il enquête avec passion et ne lâche pas sa proie. Il me fait beaucoup penser à un loup solitaire, par son entêtement (un peu agaçant, parfois) et sa course contre la montre. Pour une fois, il devient le pilier de Lucie, et non le contraire.
Si la violence est le thème récurrent de tous les thrillers de Franck Thilliez, j’ai été en revanche épatée par la précision de ses recherches concernant l’ADN, et par l’effort de produit pour simplifier les explications. Je n’ai pas beaucoup de connaissances scientifiques, et j’ai pourtant compris l’essentiel, tant le style est fluide et simple à lire. Chaque discussion distille des éléments importants pour la suite de l’enquête, et génétique se mélange avec thriller pour former un récit sans temps mort, avec à la clé une fin comme on les aime. De rebondissements en révélations fracassantes, voilà un Franck Thilliez explosif. C’est à se demander ce que nous réserve la suite, tant les aventures de Sharko et Lucie sont graduelles en ce qui concerne la qualité du livre !
Swap Fais-moi plaisiiiiiiir !! 3eme édition
Liyah revient, toujours en pleine forme, pour nous proposer la 3eme édition du SWAP Fais-moi plaisiiiir ! Le concept? Faire plaisir à son swappé avec des choses qu'il aime ! Je laisse la parole à Liyah pour les recommandations :
" Les inscriptions commencent dès aujourd’hui et ce jusqu’au 14 mai.
L’envoi des colis se feront à partir du 11 Juin et ce jusqu’au 22 Juin.
Le billet sur votre blog avec photo de votre colis se fera le 29 juin 2012.
Le colis contiendra :
- Au moins 2 livres
- Une gourmandise à boire et/ou à manger
- Une babiole : carnet, écharpe, sac, stylo, tasse, … (au goût de votre swappé)
- Un ou plusieurs marque page
- Une surprise
Les livres peuvent être neufs ou d’occasion, mais en très bon état.
Ce swap se fera en binôme choisi ou par tirage au sort, selon votre préférence."
Retrouve toutes les modalités sur le blog de Liyah. Pour ma part, j'ai demandé à participer car j'aime beaucoup le concept (ce sera peut-être ma 3eme participation ^^).
Merci Liyah !
Apparitions T2
Résumé
Cela fait maintenant dix ans que Maya est morte. Dix ans que Peter vit avec le fantôme de sa soeur jumelle. Pensionnaire à St Gabriel, il parvient enfin à nouer des amitiés de chair et d'os, mais il reste hanté par des rêves obsédants.
L'apparition d'un autre médium en quête d'un livre mystérieux va changer la donne... et peut être changer sa vie à jamais.
Impressions
Grâce à l’auteur et aux éditions Nathan, j’ai enfin pu le terminer ! Et franchement, je ne regrette pas d’avoir fait des pieds et des mains pour ce livre, car c’est un gros coup de cœur !! J’ai retrouvé avec plaisir Peter et Maya dans une nouvelle aventure pleine de rebondissements, que je n’ai pas du tout vu venir.
Dans le premier tome, j’avais été un peu déçue d’en savoir peu sur la mort de Maya, et du côté un peu effacé des autres personnages (Edward entre autres). Hé bien l’auteur sait parfaitement ménager ses effets de surprise, car les attentes sont parfaitement comblées dans ce tome. Une partie du passé de Maya et de Peter est dévoilé, ce qui rend ces personnages plus attachants encore. Mais ce n’est pas tout. La relation entre le frère et la sœur va évoluer de façon inattendue : Peter se montre plus sombre, plus nerveux à cause de certains rêves étranges. Maya va connaître l’adolescence, même sous forme de fantôme : elle se replie sur elle-même, se livre moins à son frère, essaye de composer sa non vie comme elle le peut. Sa solitude est flagrante, c’est un personnage qui souffre de sa condition. Invisible aux yeux des hommes, elle va pourtant se faire un nouvel ami inattendu, et même éprouver son premier béguin. Tout au long du livre, les chemins de Peter et de Maya se croisent, mais leur absence de communication va être le point de départ d’une histoire tragique. J’ai énormément apprécié la psychologie de ces deux ados, leur caractère complexe et leurs personnalités travaillées, qui apportent une touche mature à l’ensemble.
A mon grand plaisir également, le mystérieux Edward est beaucoup plus présent (au détriment de son frère, Tyler, mais ce n’est absolument pas dérangeant). Ce jeune homme est fascinant, et j’espère qu’il va avoir encore plus de poids dans le prochain tome. Un peu à l’image de Maya, il est solitaire, sarcastique, n’a pas d’amis et est coupé du monde. Assez désagréable dans le tome 1, il a trouvé toute ma sympathie dans ce second opus, du fait de son rapprochement avec Peter. Devenu un allié inattendu, Edward est un peu le lien entre le frère et la sœur, sans le savoir. C’est un personnage avec beaucoup de potentiel à exploiter et qui m’a vraiment conquise. Autre personnage aussi présent, l’inspecteur Caldwell, qui va se rapprocher de Maya. Si j’ai aimé la manière dont ils communiquent (Maya utilise un traitement de texte ou un stylo), et leurs discussions, le personnage reste encore un peu flou. Je n’ai rien ressenti de spécial envers lui, sinon un profond sentiment d’injustice à son égard (il aide Peter et Maya et se fait lyncher par ses supérieurs).
En ce qui concerne l’intrigue, je l’ai trouvé meilleure que le premier tome, qui « posait » les personnages. Ici, nous les connaissons tous, des copains de Peter à l’inspecteur grognon, ce qui laisse la place à plus d’aventure. Outre les relations complexes entre les personnages, qui apportent un rythme important au récit, j’ai trouvé l’intrigue de fond très bien développée. Personnellement, je n’ai rien vu arriver, les indices sont disséminés dans les pages, parfois carrément sous nos yeux, mais je n’ai rien vu avant le dénouement. L’ambiance est aussi différente, elle est plus sombre, plus lourde que le premier tome. Bref, une très bonne suite que je suis heureuse d’avoir lu. J’ai trouvé que toutes les questions avaient droit à leurs réponses, même si je pense que le prochain tome aura son lot de surprises. J’ai vraiment hâte de lire le prochain tome, car Apparition fait partie de mes séries coup de cœur qui ont une place sûre dans ma bibliothèque !
Jusqu'à ce que la mort nous sépare
Résumé
Tess croyait avoir trouvé le mari idéal en la personne de Jim Beckett, un policier jouissant d'une excellente réputation dans la petite ville de Williamstown, Massachusetts.
Mais deux ans après le mariage, elle découvre l'horreur : son époux a assassiné, dans des circonstances effroyables, plusieurs femmes. Tess n'a d'autre choix que de le dénoncer à la justice.
En attendant d'être jugé, Jim est placé dans un quartier de haute sécurité. Le jour où, tuant deux gardiens, il parvient à s'évader, il n'a plus qu'une idée en tête : retrouver celle qui l'a trahi.
Et lui rappeler qu'ils sont unis, quoi qu'il arrive, jusqu'à ce que la mort les sépare...
Impression
Thriller arrivé un peu par hasard (j’aimais bien la couverture et le résumé), je l’ai acheté sur un coup de tête à la Galerne (The Librairie pour ceux qui connaissent le Havre). Aucun regret, car ce livre est génial.
Dans le genre thriller haletant et rythmé, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » s’impose comme un roman à suspens qu’on ne peut pas lâcher. Pour ma part, j’ai tourné les pages avec une impatience grandissante, pour voir si enfin, Jim allait retrouver Tess. Car Jim est le type idéal pour jouer dans Psychose ou dans Freddy. Vraiment du genre à dire en chuchotant « Un, deux, Freddy te coupera en deux » … bref, un psychopathe de première qui en veut à sa femme pour l’avoir dénoncé. Et la pauvre Tess se retrouve à fuir le danger et ce monstre, et à se réfugier chez JT, un ex marine.
Outre le fait que ce livre nous raconte une histoire très accrocheuse, écrite dans un style sans fioritures, aussi brute que l’est JT, j’ai particulièrement aimé les thèmes abordés : la femme maltraitée, la question de la réinsertion chez les militaires, la protection policière et ce besoin qu’on les psychopathes à faire souffrir.
Tess est l’archétype de la femme un peu nunuche, battue par son mari et certaine que tout est de sa faute. Sous la coupe de Jim, elle voit sa vie s’envoler, jusqu’au jour où dans un sursaut de rébellion, elle le vend à la police. Son évolution est flagrante, et j’ai été touchée par ce personnage si fragile. Loin des standards de femmes qui deviennent des super héros en deux jours, Tess va s’entrainer chez JT et faire un nombre d’erreurs incroyablement humaines. Incapable de viser correctement, piètre athlète, elle renvoie à une vision plus réelle et plus humaine de la femme. JT, ex marine, alcoolique incapable d’avoir une vie normale, la prend sous son aile, et découvre l’imbroglio de sentiments qui peuvent exister chez un humain. Au départ très manichéen dans ses dires, il se révèle être un parfait gentlemen et un héros très attachant. Son passé tumultueux, partagé avec sa sœur Marion, est une véritable bombe et dénonce bien des travers qui existent même chez les gens fortunés. Travers que Marion porte comme un fardeau. Personnage froid et distant au premier abord, j’ai fini par beaucoup l’aimer, tant sa personnalité a été travaillée. Si elle passe en second plan, son parcours psychologique est très intéressant, et elle aurait mérité un peu plus de passages dans le livre. Un trio de personnages qui porte le récit jusqu’au bout, qui inculque du rythme à l’ensemble, et des dialogues travaillés. Ambiance sombre et survoltée, pour une chasse à l’homme impressionnante. Quelques clichés émaillent le récit, mais j’avoue avoir passé un excellent moment de lecture, au point d’avoir des regrets en fermant le livre. Fan de thrillers, n’hésitez pas, sautez sur ce livre, vous vous régalerez !
La Dame en Noire
Résumé
Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...
Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...
Impressions
Roman à la couverture un peu effrayante (on est quand même loin de l’univers de Oui-Oui), ce roman me faisait très très envie, depuis le billet de MyaRosa. Dévoré en une soirée (il est assez court, 217 pages), je n’ai pas regretté une seule seconde mon choix.
Si le premier point négatif est le faible nombre de pages (217 pour un grand format, c’est peu commun), je n’ai pas ressenti de gêne dans la lecture. Oui, c’est assez rapide, oui, il n’y a pas d’action digne des plus grands chefs d’œuvres hollywoodiens. Mais l’ensemble dégage une telle atmosphère que j’ai été tout de suite conquise par l’histoire. Ambiance gothique pour une aventure hors norme, on plonge dans l’univers d’Arthur Kipps, jeune notaire en partance pour un village perdu au fin fond de la campagne anglaise pour une sombre histoire d’héritage. Dans la lignée de ce genre de romans, on retrouve les éléments dignes de frissons : un manoir isolé dans la brume, sur une île peu accessible, un mystère entourant la demeure, une histoire de morts et de revenants, un décor sinistre … Tout est mis en place pour déstabiliser le lecteur, lui faire ressentir les sensations décrites (surtout, quand on le lit comme moi à minuit au chaud sous la couette). Mais en même temps, on retrouve l’ambiance familière de ces romans faits de fantômes et de maisons hantées. Le style de l’auteur est caractéristique, avec énormément de descriptions (ce qui peut nuire à l’action) et de clichés (le cimetière, l’inhumation, la femme mystérieuse aperçue …). L’un dans l’autre, la magie opère, à la fois par l’intrigue, qui bien que classique, reste assez prenante pour qu’on s’y plonge totalement, et par le personnage d’Arthur Kipps. Orgueilleux jeune homme, intrépide et impulsif, il n’est pas spécialement sympathique. Cependant, il arrive à nous toucher par sa fragilité face à des évènements qu’il ne comprend pas. Son évolution est flagrante, ses mots font mouche et amènent avec eux ce relent de mystère et de hantise. Son aventure dans ce village perdu va changer sa vie à jamais, et j’ai beaucoup aimé ce côté tragique de l’histoire, y compris ces moments d’égarement et de pure terreur de sa part.
« La Dame en Noir » est un très bon roman gothique, qui fera la joie de ceux qui apprécient ce genre. Si quelques points négatifs sont à relever, en particulier le peu de page et les nombreux passages descriptifs, l’ensemble vaut largement le coup de s’y intéresser. J’aimerais beaucoup voir l’adaptation avec Daniel Radcliff. Et petit message à ceux qui ont peur de le lire : en plein soleil, avec un bon thé et des biscuits, il n’y a aucune raison de s’en faire (moi-même, assez trouillarde, j’ai parfaitement dormi après l’avoir reposé)
Charly 9
Résumé
Charles IX fut de tous nos rois de France l un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l Europe entière. Abasourdi par l énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond
Impressions
Troisième livre que je lis de Jean Teulé, et décidément, je n’accroche pas du tout à sa mise en scène des personnages historiques. Si « Le magasin des suicides » m’avait plu par son humour noir et son côté décalé, le Montespan ne m’avait pas convaincu. Charly 9 représentait pour moi le livre qui allait faire pencher la donne d’un côté ou de l’autre. Malheureusement, c’est une déception. Je ne remets absolument pas en cause le style ni le talent de Jean Teulé, qui, bien que particulier, est assez évocateur : on sent que l’auteur maîtrise parfaitement le sujet, et qu’il peut se permettre des libertés avec la forme du récit. Pour ma part, je ne m’attache pas à ses personnages gouailleurs, au texte cru, aux scènes de violences (bien moins gore que certains roman, mais évoqués d’une façon qui ne me plait pas). Avis court, car je n’aime pas descendre un livre qu’un auteur a pris le temps d’écrire. Mais ca ne m’empêche pas d’affirmer que je n’ai pas aimé. En tout cas, si jamais la plume de Jean Teulé vous plait (comme c’est le cas pour quelques amis à moi), je pense que vous aimerez ce livre.
Le sang du rock
Résumé
Ciara a accepté un stage dans une station de radio locale dont les émissions nocturnes semblent provenir d'un autre espace-temps. Le secret des DJ : ce sont des vampires, à tout jamais retenus à l'époque à laquelle ils ont été convertis. Mais le rachat de l'entreprise met ces derniers en danger. Sans la station, et le lien qui les unit à leurs différentes époques, ils sont condamnés à se transformer en stupides fantômes du passé. Et Ciara ne tolère pas du tout cette politique de rachat.
Impressions
Attirée par la couverture, que je trouve très jolie, « Le sang du Rock » a atterri dans mon panier lors du Salon du Livre (ca a été le premier acheté de toute la clique).
Les débuts de la lecture ont été assez déstabilisants. En effet, contrairement aux autres héroïnes de Bit Lit, Ciara (prononcez Khi-ra) n’a aucun pouvoir. Hormis un excellent talent pour arnaquer les gens, elle ne peut pas se vanter d’avoir une vision surdéveloppée, des réflexes hors du commun ou encore un charisme monstre. Ciara est une femme comme vous et moi, et ca apporte un sacré bol d’air à cette catégorie de Bit Lit qui tourne un peu en rond. Attachante par sa verve et son esprit retors, elle m’a tout de suite plu. Si son passé est chargé, avec des mystères un peu dans tous les coins, elle n’en est pas moins atypique dans l’univers des héroïnes de vampires et autres créatures magiques. Cependant, j’avoue que j’ai eu un peu de mal à m’attacher à ses secrets, car j’ai trouvé qu’on passait très vite sur les explications. Si l’idée de départ était intéressante, elle ne m’a pas emballée plus que ça. Mais le reste sauve largement ce léger souci de récit.
Outre Ciara, on fait la connaissance de charmants vampires centrés dans leur Epoque. Ce concept, également très novateur, m’a tout de suite plu : des vampires condamnés à vivre dans leur passé sous peine de se flétrir, et une transformation qui se déroule sur plusieurs années. Ainsi, Shane, le mâle de ce roman, est vampire depuis quelques dizaines d’années mais continue d’avoir la peau chaude et des réactions humaines. En revanche, ses acolytes sont plus ancrés dans leurs traditions de morts-vivants, ce qui occasionne des scènes intéressantes entre les vivants et les morts. J’espère que leurs personnages seront un peu plus mis en scène dans les prochains opus, car j’ai beaucoup aimé Monroe, le vampire qu’on ne voit jamais. Pour Georgina et les autres j’ai surtout apprécié leur côté totalement décalé. Et pour couronner le tout, tous les vampires sont affublés de TOC étranges, ce qui m’a fait hurler de rire. Seul humain avec Ciara à revenir régulièrement dans les pages, David, le directeur de radio, apporte une touche de réalisme au récit. Figure paternelle pour tous, il se montre étonnamment humain pour quelqu’un qui ne côtoie que des vampires. C’est un des personnages que j’ai le plus aimé (heureusement, car il est présent à près de 60% du livre ^^)
Au niveau de l’intrigue et de la construction du récit, c’est une révolution qui m’a énormément plu. Le fait d’utiliser le mythe du vampire en le fusionnant avec un concept commercial est gonflé, et il fallait oser le faire avec talent. Pari réussi, car cette histoire est furieusement passionnante, entre stratégies marketing et concurrence déloyale. Si l’histoire de Ciara et Shane prend quand même beaucoup de place, elle s’insère avec élégance dans une série de rebondissements et de suspens. Chaque page amène son lot de surprise, du mythe revisité du vampire au kidnapping volontaire, en passant par la mystérieuse agence nommée le Contrôle. Le style est très fluide, et le livre est presque trop court. Vous l’aurez compris, j’en redemande, car ce livre a été un coup de cœur, tant par son originalité que par ses personnages attachants !
De fièvre et de sang
Résumé
Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle...
Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors-norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ?
Impressions
Enfin sorti en poche, mon exemplaire est estampillé « Salon du Livre », et seule une file interminable m’a dissuadée de le dédicacer auprès de l’auteur. Toujours est-il que l’achat en vaut largement la chandelle, car ce livre a été un énorme coup de cœur.Sire Cédric a l’art de surprendre de lecteur. Mélangeant avec un incroyable talent le fantastique et le thriller, il fait naitre à chaque fois une histoire ahurissante. Ici, ce sont les meurtres de jeunes filles qui enclenchent une chasse à l’homme, dirigée par le commandant Vauvert et Eva Svärta.
Eva a été sans nul doute mon coup de foudre, si on peut parler ainsi d’un personnage. Albinos, avec un physique atypique (yeux rouge sang, cheveux blancs, lunettes noires à la Polnareff), elle représente l’âme même du flic tenace. Profileuse, empathique à l’extrême, elle est magnifique par sa prestance et par sa personnalité tourmentée. Ses états d’âmes sont dictés par son passé, à l’image d’un certain Sharko (cf les livres de Franck Thilliez), à qui elle m’a fait beaucoup penser. Sharko n’étant pas très loin dans ma mémoire, j’ai eu peur de retrouver un peu le même schéma mental. Mais Sire Cédric s’est démarqué avec beaucoup de talent tout en créant un personnage touchant. Vauvert et Erwan m’ont également beaucoup plu. L’un commandant et l’autre collègue d’Eva, ils sont un peu le lien qui l’empêche de se perdre. Si leur passé n’est pas réellement décrit avec précision, leurs personnalités en font des être très attachants, tant par leur spontanéité que par leur impulsivité. A eux trois, ils forment une équipe de choc, le pilier du roman, qui leur doit 90% du succès que je lui attribue.
Autre point intéressant, les loups sont le centre névralgique de ce roman, ils sont partout. Dieux, hommes, ils personnifient le mal, ce qui m’a un peu dérangé, car j’aimerais qu’on arrête un peu avec cette image si négative de cette magnifique bête. Mais c’est le choix de l’auteur, et je le respecte. Renouant avec les traditions ancestrales, Sire Cédric épate par sa dextérité à manier l’ésotérisme dans une enquête policière. Le lecteur est surpris à chaque page, car ce genre n’est pas encore très usité. En effet, on s’attend toujours à trouver une explication rationnelle à chaque élément, alors que ces derniers sont des éléments d’un Tout qui dépasse l’imagination et qui puise dans la magie la plus primaire. Je suis en admiration devant ce travail, à l’intrigue complexe mais fluide, qui n’a aucun temps mort. Les chapitres alternant le point de vue d’Eva et de Vauvert rythment le récit et apportent une vision plus périphérique de l’ensemble. Enfin, la fin est inattendue, et c’est vraiment avec regret que j’ai refermé le livre. J’attends avec impatience de pouvoir acheter et lire « Le Premier Sang » !
Livres de la semaine
Cette semaine, nouvel arrivage de livres dans ma PAL (par contre, niveau lecture, c'est pas du tout proportionnel ^^). Voyez plutôt :
Gagné à un concours grâce au site Fantasy, ce qui tombe bien car ce livre me faisais très envie :
Achetés dans mes deux librairies préférées :
Ce qui fait monter ma PAL à 180 livres *_*
Pile à Lire du Mois :
En 15 jours, ca risque d'être un peu juste, mais je tiens le pari ^^
Mercy Thompson T1
Résumé
" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. "
En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...
Impressions
Dormant dans ma PAL depuis environ un an, j’ai enfin sorti ce tome pour découvrir l’univers de Mercy Thompson, qui me semblait prometteur. Comme les copines de Livraddict et des blogs en parlaient depuis un bail, je n’ai pas voulu rester dans l’ignorance très longtemps (et la couverture était chouette, que demander de mieux ?).
Tout d’abord, j’ai été assez surprise par le début, qui est très posé pour un livre de Bit Lit. On fait la connaissance de Mercy, changeuse de son état, garagiste au caractère bien trempé. Son univers se résumé à son garage, à son mobil home et à des relations amicales épisodiques avec tout un tas de personnages que j’ai eu un peu de mal à cerner au début. Mais l’arrivée de Mac, un jeune loup garou, va tout chambouler, et c’est à partir de ce moment que j’ai compris pourquoi l’univers de Mercy attirait tant.
En effet, après le début un peu trop lent, le récit s’est accéléré, se transformant en une vraie course contre la montre. Mercy embarque avec elle Adam et Samuel, deux loups garous rivaux. Un est le chef de la meute locale, et le voisin de Mercy. L’autre est son ancien flirt qu’elle a abandonné, et également le fils du « Roi » des loups garous. Autant dire que leur épopée va créer des étincelles. J’ai beaucoup aimé l’alchimie entre ces personnages ainsi que la tension latente entre eux. A ces derniers s’ajoutent un tas de personnages tous plus variés les uns que les autres, passant du loup garou homosexuel à la sorcière russe, en passant par le gnome et le vampire. Beaucoup de personnages, donc, mais qui rythment le récit par leurs prises de bec, leurs codes et leurs caractères.
En ce qui concerne l’intrigue, je dois dire que je n’ai pas spécialement accroché. Elle m’a parut un peu embrouillée et compliquée. Ces histoires de lutte de pouvoirs entre loups garous ne m’intéressent pas vraiment, et j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de leur politique dans le livre. Qui manigance avec qui pour prendre le pouvoir etc … une vraie campagne électorale (c’était vraiment le moment de le lire ^^). Mais j’ai beaucoup apprécié le rythme du récit, sans temps mort, et les endroits visités, tous plus inhospitaliers les uns que les autres.
Cette série n’a pas été un coup de cœur, mais j’ai passé un très bon moment de lecture. Je vais continuer à coup sûr, tant j’aime les personnages de Mercy, d’Adam et de Sam. Ce trio sauve l’intrigue, et je me serais arrêtée là sans sa présence. Rendez-vous bientôt pour le tome 2 !
Les soeurs Wilcox T1
Résumé
Londres 1888. Qui sont ces deux orphelines qui s'aventurent la nuit dans les rues mal famées ? Ignorent-elles qu'on peut y rencontrer Jack l'Eventreur ? Que des créatures plus terrifiantes encore, goules et vampires s'y livrent une lutte sans merci ? Mais Amber et Luna Wilcox ne sont pas des jeunes filles comme les autres. Sous leur frêle apparence se cache un terrible secret. C'est pour cela qu'elles ont été choisies. Par qui ? Impossible d'en dire plus. Sinon que la survie de l'empire britannique repose désormais sur les très étrangers soeurs Wilcox...
Impressions
Fabrice Colin fait partie de mes auteurs chouchous et je lorgnais sur ce livre depuis longtemps. Le résumé et la couverture me tentaient, alors j’ai profité d’un répit de porte-monnaie pour m’offrir enfin le premier tome des sœurs Wilcox.
Au départ, j’ai été un peu déstabilisé par le style de l’auteur, très simple (presque trop). Sortant d’une série de thrillers, la marche était haute et j’ai hésité à poursuivre le récit. Le naturel revenant au galop, j’ai continué à lire, et je dois dire que j’ai bien accroché à ce premier opus d’une série qui promet d’être très sympathique. Une fois la surprise passée, j’ai savouré la plume de Fabrice Colin, qui nous transporte dans le récit sans qu’on s’en rende compte. Les personnages qu’il a mis en scène sont tous très intéressant, démontrant une imagination fertile et non conventionnelle. Sherlock Holmes, mon héros, et son comparse Watson ont débarqué dans ma lecture avec fracas, et j’ai adoré les sœurs Wilcox. Bien qu’au début elles soient un peu manichéennes (une sérieuse et farouche, l’autre douce et souriante), elles évoluent rapidement vers un caractère plus complexe, forgé grâce aux multiples rebondissements qui émaillent le récit. Et quel beau voyage dans l’imaginaire ! Sans revisiter entièrement le mythe vampire, Fabrice Colin fait vivre une Londres transformée, mystérieuse et impénétrable, faite de multitudes de créatures magiques et de forces malveillantes. Pas de repos, ni pour le lecteur, ni pour les sœurs Wilcox, qui ont du pain sur la planche pour découvrir ce qui les a fait devenir vampire. Entre souterrains, secrets bien gardés et rythme soutenu, ce premier tome est une jolie découverte. Une chose est sûre, je vais poursuivre cette aventure en allant me procurer dès que possible le tome 2 !
Livres de la semaine
En ce dimanche de Pâques un peu grisâtre, j'en profite pour faire un peu le tour d'horizon de mes acquisitions de la semaine !
Reçu des éditions Nathan :
Vous connaissez le petit souci que j'ai eu avec "Apparitions T2". Grâce à l'intervention de l'auteur, que je ne remercierais jamais assez, et à la réaction très professionnelle de Mme Bachelier des éditons Nathan, j'ai reçu des excuses ainsi que ces deux livres dans ma boite aux lettres. J'ai vraiment hâte de continuer le tome 2 d'Apparitions, et le premier tome de "The Agency" était dans ma LAL !
Je remercie beaucoup N.M Zimmermann pour sa gentillesse incroyable, et Mme Bachelier pour son professionnalisme. Tout est arrangé, et je suis heureuse de pouvoir continuer une de mes séries préférées.
Ce n'est pas tout ! J'ai aussi craqué pour ça :
Raisonnable, surtout que mon bouquiniste a ouvert, après environ 1 an de fermeture ! Je n'ose pas vous dire à combien monte ma PAL, mais j'ai quand même bien lu en contrepartie ! Billets très bientôt !
L'oracle du vent
Résumé
Quand Jo regarde le ciel, elle distingue une multitude de lignes vertes qui trahissent les mouvements du vent. Adrien, son meilleur ami, prétend qu'elle est une "superhéros". Mais elle s'en passerait bien , elle, de ce pouvoir. D'autant plus que, depuis quelques jours, elle distingue d'effrayants phénomènes atmosphériques qui inquiètent Christophe Anthoine, un météorologue s'intéressant de près aux étonnantes capacités de la jeune fille. En tentant de résoudre le mystère de ces évènements climatiques, tous deux vont alors découvrir qu'un secret entoure la véritable identité de Jo.
Impressions
Livre jeunesse à la couverture engageante, j’ai été très agréablement surprise par cette lecture courte, mais passionnante.
Premier tome d’une série qui s’annonce bien, on suit le point de vue de Jo, jeune collégienne dotée d’un pouvoir original : voir le vent. Cette particularité m’a tout de suite attirée dans ce personnage, car il rompt avec la tradition des éternels supers-pouvoirs d’autres livres jeunesse. Jo n’est ni forte, ni admirée, elle n’a qu’un ami, se fait frapper par les brutes du collège et ses parents sont morts quand elle était petite. C’est une description qui se rapproche plus de la réalité, et qui risque de beaucoup plaire aux ados.
Jo m’a tout de suite touchée par ce petit côté fragile et farouche. Elle prend son don comme un beau cadeau, mais elle est consciente que ca l’éloigne des gens « normaux ». Seul Adrien semble comprendre et la trouver fascinante. Ce personnage est d’ailleurs très important dans ce premier tome, et j’ai beaucoup aimé sa façon de voir les choses. Composer un garçon aussi perturbé a dû être un challenge pour l’auteur, car certains détails de sa vie sont franchement gore. Mais ces derniers passent comme une lettre à la poste car on ne s’appesantit pas là-dessus. Adrien est atypique, et il est la parfaite conscience de Jo. J’espère qu’il prendra de l’ampleur dans les prochains tomes. Pour Christophe Anthoine, son personnage est effleuré, comme Cécile, la tante. Si ces deux personnages vont faire partie de la vie de Jo de façon déterminante, j’aurais aimé un peu plus de détails (mais je pense qu’ils viendront après).
Dans l’ensemble, ils sont sympathiques, à l’image du récit : pas encore de vrai méchant, on effleure là aussi la trame de l’intrigue. Ce premier tome a plus pour but de présenter les personnages, le mystère de Jo et de mettre en place les prochains opus. La météo est le cœur du sujet, et je pense que la façon dont l’amène l’auteur est très bonne. Dans un court roman, il parvient à nous faire entrer dans les fluctuations du temps sans explications rébarbatives ni ennui. Les phénomènes météorologiques sont d’une précision redoutable, et je me suis surprise à aimer ces descriptions de trombe marine, cumulonimbus etc … Tout est dans la fluidité du texte, qui se lit très vite. Ce serait d’ailleurs le seul bémol de ce livre. Un peu trop court, mais il annonce une suite qui promet d’être sympathique. Et la petite partie à la fin, expliquant les phénomènes météorologiques aux enfants est une excellente idée, car composée de questions et de réponses, elle permet de mieux connaitre ce qui nous entoure.
Si vous aimez les livres jeunesse (car celui-ci l’est clairement), n’hésitez pas à vous procurer ce premier tome, car il enchantera les petits comme les grands. Pour ma part, ca a été une très belle surprise, et je remercie Les Agents Littéraires et les Editions Gulf Stream pour ce partenariat.
Extraits
« - Adrien, tu sais ce qui est important pour moi. C’est toi et La Mouette. Jamais je ne vous quitterais.
Adrien a planté ses yeux bleus dans les miens.
- Non. Un jour, il faudra que tu nous oublies, Jo. Tu vois cette bouée ? Si tu veux qu’elle sauve des vies, il faut bien que quelqu’un la détache de La Mouette. » (p35/36)
« Il ne s’agissait plus de suivre les lignes vertes qui dévalaient les collines, mais de traquer des meurtriers, des phénomènes climatiques qui mettaient en péril des vies humaines. Je n’étais pas sûre de vouloir voir ce côté-ci de la nature. Qu’elle reste un compagnon de jeu et un sujet d’émerveillement, voilà ce que je désirais. » (p166)



































